Libération – Cannes 2002
Elia Suleiman a peu ou prou le visage impavide de Buster Keaton, l’acrobatie théorique d’un Chaplin, le goût de la cerise sur le gâteau de Tati et la particularité d’avoir à porter tout le cinéma palestinien sur ses frêles épaules…Applaudimètre implosé.

Le Monde – Cannes 2002
La qualité avérée de ce long-métrage souligne l’immense originalité de son réalisateur. « Intervention divine » est un vrai film de guerre, à la portée d’autant plus redoutable que l’offensive est menée avec les armes de l’esprit, la vivacité de l’éclair et l’intelligence du désespoir…Une arme de prédilection, l’humour, mille fois plus efficace en l’espèce que les bombes dans la conquête des territoires et des esprits…Elia Suleiman dresse, dans le sillage de Keaton et de Tati, un tableau tout à la fois burlesque et désespéré d’une situation transformée chaque jour davantage, par sa cruelle absurdité, en Cocotte-minute.

Le Figaro – Cannes 2002
Entre fantaisie onirique et notations humoristiques, « Intervention divine » invente une vision extrêmement originale du désastre palestinien.

L’Humanité – Cannes 2002
C’est un film engagé qui suggère sans jamais asséner…Suleiman use remarquablement bien de deux armes irréfutables : l’humour et le fantastique. Un humour féroce porté par une caméra qui organise les déplacements comme des chorégraphies d’autant plus légères et fantasques qu’elles évoquent des instants graves…On ne peut s’empêcher de songer à Jacques Tati et cette mécanique de précision d’où jaillit, des gestes les plus anodins, le fantastique.

Les Inrockuptibles – Cannes 2002
Elia Suleiman a du culot et de l’humour. Il s’en sert pour dégainer dès qu’on lui parle d’autre chose que de cinéma. Car rien ne raconte mieux Jérusalem et Ramallah que son magnifique film. La Croisette n’a pas résisté à cet homme libre….A mille lieues d’un cinéma de militance, de propagande, de didactisme ou de simplisme manichéen : « Intervention divine » est un film de résistance, certes, mais surtout un film de grand cinéma.

Le Nouvel Observateur – Cannes 2002
« Intervention divine » a fait de l’humour son moteur principal. On doute que sa propre situation inspire au réalisateur palestinien chaque jour de grands moments de franche rigolade. On lui saura gré d’avoir combattu avec les armes du burlesque.

Les Cahiers du Cinéma
Sous le signe de Jacques Tati, Suleiman nous installe dans un écheveau de minifictions récurrentes avec une virtuosité modeste qui laisse pantois…Si la Palestine n’existe pas, son film l’invente l’air de rien. Les espaces y sont sévèrement séparés, mais il chante en sourdine les louanges de l’imaginaire comme territoire partagé.

Studio Magazine
Ou comment parler du conflit israélo-palestinien avec originalité. Le réalisateur palestinien signe une tragi-comédie à la fois lucide et ludique, poétique, intelligente et courageuse. « Intervention divine » fut le coup de foudre du Festival de Cannes.

Ciné Live
Le clownesque côtoie sans cesse le tragique…Un pur régal visuel…L’insolence ravit à chaque instant.

Zurban – Cannes 2002
Elia Suleiman s’invente un nouveau terrain de jeu : celui d’un cinéma qui nous emmène de surprises en invraisemblances avec une grâce à la fois poétique et corrosive.

La Croix – Cannes 2002
« Intervention divine » a obtenu le prix du Jury. On n’en attendait pas moins, tant l’œuvre est originale, traitant pas l’absurde l’ « occupation » israélienne de la Cisjordanie.

Le Quotidien du Médecin – Cannes 2002
Faire du cinéma plutôt que la guerre ou faire la guerre par le cinéma ? Toute l’ambiguïte du film bourré d’humour et d’explosifs du Palestinien Elia Suleiman est là.

Synopsis
Suleiman joue avec le spectateur comme le chat avec la souris. « Intervention divine » donne un coup de vieux au traditionnel film politique.