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SÈlection Officielle "CinÈma du PrÈsent", Festival de Venise 2000
Forum du CinÈma EuropÈen de Strasbourg, "Avoir 20 ans en l'an 2000 en Europe"
Prix de la ville d'Amiens, Festival du Film d'Amiens

LIBERATION, 3 Janvier 2001
Portrait tout en finesse d'une jeune MaghrÈbineÖen butte ý l'autoritÈ d'un grand frËre brutal sous l'úil complaisant d'une mËre soucieuse que ses filles se soumettent aussi ý la parole masculineÖPhilippe Faucon confËre, ý force d'intelligence dans l'observation et de rigueur acÈrÈe dans le filmage, une gr’ce et une lÈgËretÈ prÈcieusesÖUn vrai personnage de cinÈma : contractÈe, fÈbrile, prÍte ý bondir au moindre contact, la jeune Lynda Benahouda excelle ý camper cette naissance au mondeÖUn film lumineux, Èmouvant, exemplaire.
Jean-Marc Lalanne

TELERAMA, 6 Janvier 2001
CinÈaste discret et sensible, Philippe Faucon s'est souvent intÈressÈ ý l'Èmergence d'une diffÈrence dans un milieu " normal ", moyenÖSamia s'oppose instinctivement ý des dogmes et ý des coutumes qui sont ý peu prËs tout ce qu'il reste ý ses parentsÖUn film extrÍmement prÈcis et justeÖUn film sans graisse ni superflu o˜ chaque sÈquence est courte, utile, ÈloquenteÖLe cinÈaste prend parti, et manifeste une croyance communicative dans les pouvoirs de l'insurrection, lorsqu'elle est pacifique. Oui, un progrËs est possible, mÍme ý l'Èchelle d'une famille aussi dÈsorientÈe.
Louis Guichard

LE MONDE, 3 Janvier 2001
Une sensation profonde d'Èvidence et de justesseÖDes acteurs qui contribuent grandement ý rendre ce film criant de vÈritÈÖLynda Benahouda incarne une incandescente adolescente, Samia, trop pure, trop belle, trop assoiffÈe de l'air du dehors et de la libre disposition de son corps pour ne pas se heurter frontalement ý la surveillance tyrannique et maladive de son frËre aÓnÈ, YacineÖPhilippe Faucon s'avËre un grand cinÈasteÖRares, trËs rares sont les films qui ont rÈussi ý Èvoquer ce milieu de maniËre aussi subtile et peu complaisante.<
Jacques Mandelbaum

L'HUMANITE, 3 janvier 2001
Un scÈnario aussi prenant qu'impeccableÖun authentique point de vue moral qui laisse ý chacun sa dignitÈÖune distribution Èpatante ý base de nouveaux venus (Lynda Benahouda, Mohamed Chaouch, etc.) habitÈs par des rÙles qu'ils investissent avec une urgence qui emporte la conviction.
Jean Roy

LES INROCKUPTIBLES, 19 au 25 dÈcembre 2000
Moue boudeuse, regard vif et dÈcidÈ, Samia impose d'emblÈe sa prÈsenceÖle metteur en scËne peint la jeunesse et la rÈvolte d'un personnage Ènergique et exemplaireÖOn voit dans le film Samia monter dans un bus et s'asseoir derriËre une femme blanche. Celle-ci se lËve aussitÙt et sort du champ. Ce dÈplacement dit tout ce qu'est devenu au quotidien, dans des banlieues qui dÈtiennent de tristes records de voix d'extrÍme droite, le racisme non avouÈÖ.Sur ce cadre qui dit assez son engagement, Faucon parvient ý crÈer un dÈlicat portrait de jeune femme, suffisamment dÈcidÈe pour envisager que les quatriËme et cinquiËme gÈnÈrations d'enfants d'immigrÈs ne subissent pas le mÍme sort qu'elle.
Vincent Ostria

LES ECHOS, 4 janvier 2001
Un sujet ý la fois dÈlicat et rebattu, et dont pourtant, miraculeusement, le metteur en scËne Philippe Faucon tire un film d'une rare, prÈcieuse, Èmouvante justesseÖRien ici n'est mÈlodramatique, on rit, aussi, on danse, au mariage (arrangÈ, mais chaleureux, dans les rites intacts de l'AlgÈrie) d'une cousine, on va mÍme, le temps d'un aprËs-midi buissonnier, se baigner en groupe ý la merÖLe cinÈaste rend tangible la rÈalitÈ du choc des cultures, pour ces jeunes filles de la deuxiËme gÈnÈrationÖL'interprÈtation, composÈe d'amateurs, contribue largement ý la force, ý l'Èvidence de ce tableau d'une famille musulmane dans la France d'aujourd'hui.
Annie Coppermann

LE PARISIEN, 3 janvier 2001
Du matin au soir, c'est une vie en porte-ý-faux, alimentÈe de cris, de menaces, de coupsÖContre vents et marÈe, Samia rÈsisteÖLe sixiËme film de Philippe Faucon, qui sort sous la banniËre d'un producteur passionnÈ et passionnant, Humbert Balsan (on lui doit, entre autres, " Y aura-t-il de la neige ý NoÎl ? ") est une perleÖUn mÈlange de force et de retenue qui est toute la pertinence du proposÖUn film qui va au-delý des apparences, un grand film, simple, passionnant et profondÈment humain. PremiËre bonne surprise de l'annÈe.
Pierre Vavasseur

FIGAROSCOPE, 3 janvier 2001
Philippe Faucon montre avec rigueur et rÈalisme la condition de ces femmes maghrÈbines qui, ý l'orÈe du troisiËme millÈnaire, vivent encore sous la fÈrule d'un pËre, d'un mari ou d'un frËre. Il rend aussi un bel hommage ý toutes les femmes qui se battent, ý travers le monde, pour conquÈrir leur libertÈ.
Brigitte Baudin

TELERAMA JUNIOR, 27 dÈcembre 2000
Un film trËs fort, sobre et juste sur les difficultÈs des enfants issus de l'immigration ý trouver leur place entre deux payx, deux culturesÖUn coup de cúur !
M.-H. Servantie et E. Skyvington

LE JOURNAL DU DIMANCHE, 7 janvier 2001
Une histoire sobre, complexe et bouleversante menÈe avec passion par une bande de filles ý la tÍte dure.
Barbara ThÈate

LE POINT, 5 janvier 2001
L'excellent Philippe Faucon signe une petite merveille de fiction rÈalisteÖMultipliant les plans-sÈquence contemplatifs et les ellipses audacieuses, le cinÈaste touche en plein cúur.
Barbara ThÈate

LE NOUVEL OBSERVATEUR, 4 janvier 2001
Une des grandes forces du film est de ne pas chercher ý inventer une intrigue, de ne pas tenter de dramatiser ce qui n'a nul besoin de l'Ítre. Quelques jours d'une famille musulmane dans une grande ville du sud de la France, c'est le premier beau film de l'annÈe.
Pascal MÈrigeau

L'EXPRESS, 4 janvier 2001
Un film d'une justesse rare sur les contradictions et les souffrances d'une famille d'origine maghrÈbine en FranceÖLe personnage de la mËre, dÈchirÈe entre son rÙle et le regard des autres, est sans doute l'un des plus justes que l'on ait vu depuis longtemps.
Sophie Grassin

CAHIERS DU CINEMA, Janvier 2001
La maniËre ý la fois prÈcise et gÈnÈreuse de Faucon, son art ý la trËs ambitieuse modestie, toujours sur la corde raideÖsa grande affaire est moins la fabrication que le prÈlËvement de moments toujours uniquesÖil filme de l'intÈrieur un dÈsir de se mouvoir en libertÈÖC'est bien de Samia qu'il s'agit, maniËre de Rosetta dÈcolletÈe, tantÙt rageuse, tantÙt alanguie, qui nous observe du coin de son úil tout ý coup sombre. Elle n'est que dÈsirs. Sur ses pas, plus charnel que jamais, le cinÈma de Philippe Faucon s'Èchappe vers les cimes.
Erwan Higuinen

POSITIF, Janvier 2001
Moue boudeuse, regard vif et dÈcidÈ, Samia impose d'emblÈe sa prÈsenceÖle metteur en scËne peint la jeunesse et la rÈvolte d'un personnage Ènergique et exemplaireÖOn voit dans le film Samia monter dans un bus et s'asseoir derriËre une femme blanche. Celle-ci se lËve aussitÙt et sort du champ. Ce dÈplacement dit tout ce qu'est devenu au quotidien, dans des banlieues qui dÈtiennent de tristes records de voix d'extrÍme droite, le racisme non avouÈÖ.Sur ce cadre qui dit assez son engagement, Faucon parvient ý crÈer un dÈlicat portrait de jeune femme, suffisamment dÈcidÈe pour envisager que les quatriËme et cinquiËme gÈnÈrations d'enfants d'immigrÈs ne subissent pas le mÍme sort qu'elle.
GrÈgory Valens

PREMIERE, Janvier 2001
FidËle ý ses bonnes habitudes, le trop rare Philippe Faucon, non content d'Èviter les piËges du film-banlieue, sÈduit úil et esprit en racontant une histoire subtilement ambiguÎ et en dÈpeignant des personnages qui ne se rÈsument jamais ý une seule fonction scÈnaristique. Sobre mais sensible ; futÈ mais jamais dÈmonstratif ; dÈpourvu de toute scËne inutile, le film offre de surcroÓt un secouant portrait de groupe de filles (jeunes et moins) en lutte pour se libÈrer de tous les jougs. Bien vu.
Olivier de Bruyn

CINŠ LIVE, Janvier 2001
Tout le talent de Faucon est d'aller au-delý de l'appellation " beurette " pour tracer le portrait d'une individualitÈ au croisement de deux sociÈtÈs et de deux culturesÖFidËle ý sa maniËre de filmer, dans une sÈrÈnitÈ apparente qui se protËge de toute exacerbation gratuite, il procËde par petites touches, avec une dÈlicatesse qui ne masque jamais la conviction de son propos.
Xavier Leherpeur

STUDIO, Janvier 2001
Depuis L'Amour, en 1989, l'adolescence n'a cessÈ d'inspirer Philippe Faucon, comme le prouve ce trËs beau portrait d'une jeune MaghrÈbine (excellente Lynda Benahouda)ÖAucun clichÈ ne pollue sa description des rËgles machistes rÈgissant cette famille traditionalisteÖAu-delý du simple constat, il dÈcrit avec optimisme la lutte de ces jeunes femmes qui prennent parfois le visage de gamines prÍtes ý toutes les espiËgleries. Un film fragile et sensible.
T.C.

SYNOPSIS, Janvier 2001
Une fiction nourrie d'authenticitÈ, tant sur le plan du scÈnario que de la mise en scËneÖMagnifique portrait d'une jeune fille dont la rÈvolte ne se heurte pas aux seules grilles de son adolescence, mais d'un mal bien plus vaste entretenu par la frayeur des adultes.
Eric QuÈmÈrÈ

DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE, 12 novembre 2000
Sous le regard tendre et aigu de Philippe Faucon, beau portrait d'une adolescente rÈsistanteÖLe film nous parle, ý sa maniËre, des deux rivages de la MÈditerranÈe, de ce qui de l'un ý l'autre passe, et aussi de ce qui s'y oublieÖLoin des coquetteries pseudo-modernisantes ou de la facile fascination pour l'esthÈtique du glauque, il affirme qu'aucun cinÈma n'est concevable sans respect. LeÁon de morale ? LeÁon d'humanitÈ.
JÈrÙme Mallien

ZURBAN, 3 janvier 2001
Un sujet Èpineux que le rÈalisateur de Sabine traite avec une sobriÈtÈ coutumiËre. Mais si le scÈnario prÈfËre l'ellipse ý la dÈmonstration, il n'Èdulcore jamaisÖGÈnÈrositÈ du filmÖPhilippe Faucon fait entendre une fois encore sa voix singuliËre, et signe un bouleversant portrait.
Eric QuÈmÈrÈ

SPECTATEUR, dÈcembre 2000
Un splendide portrait de femme par un cinÈaste qui travaille l'humain comme personneÖchronique sensible et intelligente, transcendÈe par la prÈsence de Lynda Benahouda.
L. V.

TRIBECA 75, DÈcembre 2000 - Janvier 2001
QualitÈ essentielle du film: sa touchante modestie. Modestie du propos, modestie de la rÈalisation. Le cinÈaste ne cherche ni ý dÈnoncer, ni ý Èpater et en cela il mÈrite l'estime qu'on lui porte. La jeune actrice qui interprËte Samia impressionneÖ
Abdessamed Sahali

LA PROVENCE, 22 dÈcembre 2000
Passionnante Ètude sociale.
Patrick Coulomb

LES INROCKUPTIBLES, 19 au 25 septembre 2000, Mostra de Venise
Sur un sujet aussi casse-gueule (la rÈvolte d'une Beurette contre sa famille traditionaliste), Philippe Faucon dÈmontre une fois de plus qu'il est le plus sensuel des hÈritiers de Maurice Pialat. Chez lui aussi, la simplification et le didactisme font place ý un sens aiguisÈ de l'observation, conjuguÈ ý une solaritÈ mÈditerranÈenne qui Èrotise les corps et leurs postures. Jamais univoque, pris dans des flux contradictoires montrÈs comme respectables sinon admissibles, Samia est de ces " grands petits films " qui trouvent leur Èquilibre dans une modestie attentive et une profonde disponibilitÈ ý l'Autre.
FrÈdÈric Bonnaud et Christophe Musitelli

LES INROCKUPTIBLES, 5 au 11 dÈcembre 2000
Philippe Faucon, spÈcialiste inspirÈ de l'adolescence en crise et de la marginalitÈ sociale d'aujourd'hui, renvoie avec Samia tous les banlieues-maniaques ÈnervÈs de la tchatche (et de la g’chette) ý leurs chËres Ètudes. Portrait solaire d'une jeune Beur de Marseille rÈprimÈe par sa famille, Samia est une vision Èpidermique, extraordinairement juste, vue de l'intÈrieur, de la vie quotidienne d'une famille arabe dÈsorientÈe et crispÈe sur ses traditions patriarcales. Comme dans ses films prÈcÈdents, Faucon dÈpeint avec sensualitÈ et dynamisme les pulsions et les conflits des adolescentes de milieu modeste. Opposition parfaite et parlante entre la montÈe du dÈsir chez les jeunes filles et les schÈmas archaÔques auxquels certaines se heurtent brutalement.

Site Internet REPERAGES, Janvier 2001
Philippe Faucon est dÈcidÈment un cinÈaste prÈcieux, qui b’tit sans vacarme une úuvre cohÈrenteÖ Samia, une vaillante petite cousine de Rosetta, que le jeu butÈ et volontaire de la jeune Lynda Benahouda, adouci par une gr’ce naturelle, fait exister avec cr’nerieÖSobrement mis en scËne, Samia prouve qu'un vrai cinÈaste peut aborder intelligemment n'importe quel sujet, y compris la rÈalitÈ d'un groupe social auquel il n'appartient pas.
Christophe Chauville

Site Internet www.urbuz.com, janvier 2001
Sombre, sans concession au politiquement correct et d'une justesse rare, Samia est une vraie rÈussite.
Jean-Philippe TessÈ

Site Internet www.chronicart.com, janvier 2001
Le regard de Faucon est ainsi : loin d'un manichÈisme rÈducteur, attentif au moindre geste susceptible d'enrichir ses crÈatures, d'en rendre une image humaine et juste. C'est ce qui fait tout le prix de son cinÈma.
Yann Gonzalez

Site Internet www.wordonline.com, janvier 2001
Sans concessionsÖUn film au ton rareÖ
Arno Gaillard